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Kaizen & Environnement, je ne juge pas et je ne blâme pas

Notre système économique vu comme un énorme processus

La démarche Kaizen est un état d’esprit, d’origine japonaise, reposant sur le concept d’amélioration continue. Elle utilise différentes méthodes visant à améliorer la performance économique des entreprises. Un de ses principes est : « je ne juge pas, je ne blâme pas » lors d’un dysfonctionnement dans le processus, mais j’identifie plutôt les axes d’amélioration et ceci de manière coopérative.

Je vous propose de prendre de la hauteur et de voir notre système économique actuel comme un énorme processus impliquant une multitude d’acteurs. Nous voyons aujourd’hui qu’un changement de paradigme est nécessaire, que notre système actuel est loin d’être performant d’un point de vue social, sociétal et environnemental.

A l’image du Kaizen, la solution n’est pas de juger, ni de blâmer mais d’impliquer l’ensemble des acteurs du processus. Chaque acteur a donc un rôle à jouer : sphère publique, privée et citoyenne. L’idée n’est pas de trouver un coupable mais de faire preuve d’intelligence collective.

Effectivement, le fait de monter un collectif au niveau planétaire semble très ambitieux. Mais qu’est-ce qu’un collectif ? C’est un ensemble d’individus avançant vers un but commun.

Nous sommes des êtres irrationnels, dont les choix sont notamment guidés par nos émotions et pas forcément par notre raison. Chaque individu ayant sa propre histoire/expérience, ses propres croyances/valeurs, ses propres peurs/freins, ses propres aspirations/motivations, … il n’est pas évident de faire converger l’ensemble des individus vers un même but, voire même d’emprunter le même chemin pour l’atteindre.

Notre sphère de maîtrise et d’influence

Il est intéressant de distinguer sa sphère de maîtrise et sa sphère d’influence.

Nous avons bien sûr la maîtrise de nos actes individuels dans la mesure où nous sommes maîtres de nos vies. A nous de savoir quel sens nous souhaitons lui donner et à nous de mettre en place les actions pour opérer le changement.

C’est pour cela que le premier grand pas, même s’il semble insignifiant est de commencer à son échelle, d’opérer un changement individuel et de vivre une vie plus en conscience, de s’interroger sur nos habitudes et se demander à chaque fois qu’un choix s’offre à nous : quelles sont mes alternatives et laquelle est la mieux au regard de mon impact sociétal, social et environnemental, ainsi que de mes contraintes personnelles ? Il est nécessaire de s’informer et de passer à l’action. Attention, l’objectif n’est pas de se mettre la pression pour atteindre la perfection !

Chacun est donc maître de sa vie et fera des choix en fonction de ce qu’il EST. Nous n’avons pas la maîtrise sur l’autre comme il ne l’a pas sur nous.

Par contre, nous avons potentiellement une carte à jouer dans notre sphère d’influence et ceci dans le cadre personnel, extra-professionnel et professionnel.

Il est en effet possible d’amener l’autre à amorcer un changement et ceci ni en jugeant, ni en blâmant mais plutôt en montrant, en démontrant, … Nous partageons des clés à l’autre qui les prendra ou non en fonction de son contexte qui lui est propre et que l’on ne connaît pas. Cette graine semée germera rapidement, plus tard ou jamais … Ceci n’est plus à notre main.

La question est donc : comment puis-je semer à mon échelle ; en tant que citoyen, en tant qu’acteur public et/ou en tant qu’acteur privé ?

Si tout le monde fait et fait savoir pour une vie plus en conscience, nous formerons un collectif éco-vertueux.

Pour conclure, une expression qui me parle tout particulièrement : « sème le présent et récolte l’avenir » 😉

 

Rédigé par Sandrine Garcia, dans la continuité d’une MasterClass animée par Matthieu Combes & d’un Tour du Monde des Solutions animé par Robin Pueyo